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Chers lecteurs,

Ce mois-ci, Les Grands Explorateurs vous présentent un film au goût du jour. Sujet omniprésent dans les médias depuis le mois d’août à propos de son intervention en Géorgie, La Russie fait de plus en plus parler d’elle dans nos médias occidentaux. Grande puissance qui a doucement glissé dans l’oubli au cours des dernières années, la Russie refait tranquillement surface pour montrer au monde entier qu’elle existe toujours et qu’elle est prête à assumer son rôle de leader dans les relations internationales du XXIe siècle.

Cet automne, Yves Sommavilla vous fera découvrir ce pays mythique et souvent peu connu des touristes dû à son repli sur lui-même durant plusieurs années. Les magnifiques villes de Moscou et de Saint-Pétersbourg vous ouvriront leurs portes sur leur culture, leurs habitants et leurs monuments grandioses. De l’autre côté, vous vous aventurerez dans la Russie profonde encore bien ancrée dans ses traditions, ses mythes et ses mystères. Plongez au cœur d’une Russie en pleine transformation en compagnie de notre cinéaste-conférencier qui a effectué tout au long de sa carrière une trentaine de voyages dans ce coin du monde.

Plusieurs billets sont encore disponibles, consultez le calendrier pour trouver une salle près de chez vous et réservez vos billets par Internet ou par téléphone.
Née Sophie Augusta Frediricka d’Anhalt-Zerbst, fille d’un prince allemand, Catherine la Grande fut l’une des personnalités les plus importantes de l’histoire de la Russie. Née en 1729, elle fut, à l’âge de 14 ans, promise à Pierre III, futur empereur de Russie. Ce dernier accéda enfin au pouvoir en 1762, mais n’y resta guère longtemps. Lors de cette même année, Catherine la Grande fut complice du coup d’état et de l’assassinat de son mari, ce qui fit d’elle la nouvelle impératrice de Russie, Catherine II. Très aimée du peuple, cette dame révolutionna le pays. Grande amatrice d’art, fortement influencée par l’idéologie des Lumières et amie, entre autres, de Diderot et Voltaire, elle était convaincue que l’art était d’une importance capitale au développement social et culturel de la Russie. Délaissant le style baroque pour se tourner vers le classicisme, modernité d’autrefois, elle fit l’acquisition d’un nombre impressionnant d’œuvres d’art. À sa mort, elle laissa quelques 4 000 tableaux, 38 000 livres, 10 000 dessins et tout autant de gemmes.

Catherine la Grande était aussi célèbre pour les réceptions privées qu’elle donnait dans ses appartements du palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg. Veillant à tout, elle avait même écrit de sa propre main les règles de bienséance qui prévalaient pour tous et chacun lors de leur entrée dans ces soirées mondaines. Les règles se lisaient ainsi :

Règlements auxquels devront se soumettre ceux qui entreront céans.

1. Ils laisseront leur dignité à la porte. Ainsi que leurs chapeaux et leurs épées.

2. Ils laisseront aussi à la porte leurs préséances et leur morgue ainsi que toute autre chose semblable pouvant en découler.

3. Ils seront gais sans pétulance; ils auront soin de ne rien briser, de ne rien endommager et ils s’abstiendront de mordre quoi que ce puisse être.

4. Ils s’assiéront, resteront debout ou marcheront à leur guise sans se soucier des autres.

5. Ils s’exprimeront avec mesure et sans parler trop fort afin de ne pas donner mal aux oreilles ou à la tête à ceux qui les écoutent.

6. Ils discuteront sans colère ni passion.

7. Ils ne soupireront ni ne bâilleront, de peur de communiquer leur ennui à la compagnie.

8. Ils accepteront de participer à tout divertissement innocent proposé par les autres.

9. À table, on mangera comme on voudra et ce qu’on voudra, mais on boira avec mesure afin que chacun puisse retrouver ses jambes pour retourner chez soi.

10. Toute dispute devra rester à l’abri des indiscrets; et ce qui entrera dans une oreille devra sortir par l’autre avant de quitter les lieux.

Quiconque enfreindra les règlements ci-dessus et sera, sur déposition de deux témoins, reconnu coupable d’un délit devra boire un verre d’eau glacée – Les femmes n’étant pas exemptées – Et lire à voix haute une page de la Telemachida.

Quiconque enfreindra trois règlements dans une même soirée sera condamné à apprendre par cœur trois vers de la Telemachia.

Quiconque enfreindra le dixième règlement ne sera plus autorisé à entrer céans.


Référence : Musée des Beaux Arts de Montréal.
Pour le mois d’octobre, notre série de rencontres avec nos conférenciers se poursuit avec celui qui nous présentera la ciné-conférence sur la Russie, Yves Sommavilla. J’ai rencontré Monsieur Sommavilla à peine 24 heures après son arrivée au Québec et, heureusement pour moi et pour vous, le décalage horaire ne semblait pas l’affecter pour autant. C’est avec plaisir qu’il s’est livré à moi, me racontant son parcours extraordinaire qui lui a fait connaître la Russie de fond en comble dans durant les 30 dernières années.


À l’âge de 12 ans, il commença sa carrière de cinéaste avec quelques copains en tournant des films de fiction puis, dès l’âge de 15 ans, il réalisa son premier documentaire lors d’un voyage de vélo en Allemagne. Bien qu’il n’ait pas particulièrement prévu de faire une carrière de cinéaste, le destin en a décidé autrement. Jeune adulte, il avait plutôt l’intention de se lancer dans de longues études, mais les événements de mai 68 en France, ont légèrement changé la donne. N’ayant pas envie de se mêler au brouhaha des manifestants, il décida plutôt de partir à bord de sa voiture et d’aller parcourir le Moyen-Orient. L’Afghanistan et la Turquie, entre autres, lui ouvrirent leur porte dans un contexte bien moins dangereux à l’époque qu’il ne peut l’être maintenant. C’est en 1981 qu’il atterri en Russie pour la première fois et il en tomba immédiatement amoureux. Ne connaissant pratiquement rien de ce pays et n’ayant aucune personne ressource là-bas, il s’y est pourtant forgé, de fil en aiguille, un important réseau de contacts. Une photo de lui en compagnie de trois autres personnes, dont le premier ministre Vladimir Poutine, le prouve bien. Cette précieuse photo, qu’il traîne toujours avec lui lors de ses visites en Russie, lui a souvent été bien utile. Quand on pense qu’il en coûte environ 1500 euros pour poser son trépied et filmer sur la Place Rouge… pour Yves Sommavilla, il ne suffit que de montrer ce cliché au KGB pour obtenir son droit de passage… on se dit que certaines personnes savent bien s’entourer! L’ambassadeur de Russie est même venu le féliciter personnellement, avouant que notre conférencier connaissait peut-être mieux le pays que l’ambassadeur lui-même!

Voilà ce qui arrive aux hommes passionnés. Et Yves Sommavilla est l’un d’eux. N’ayant pas peur de ses opinions, il n’a pas froid aux yeux et il ose foncer. Aucune importance pour lui si ses idées provoquent des débats, l’important est que chacun ait appris quelque chose au bout du compte. Il veut briser les clichés et faire savoir aux gens que la Russie a bien changé. Selon lui, Moscou n’est plus une petite ville isolée et arriérée, mais pourrait plutôt se comparer à New-York et aux autres grandes cités du monde. Pour ce qui est d’arrêter un jour, de ralentir, de « prendre sa retraite » du documentaire ? Impossible...
La poupée russe, ou matriochka en russe, est une figurine de bois creuse qui s'ouvre en deux horizontalement où l’on retrouve une série de poupées de tailles décroissantes placées les unes à l'intérieur des autres. En général, au moins cinq poupées s’emboîtent allant parfois jusqu’à une dizaine de pièces. La grande poupée extérieure représente la Mère, la "Matriochka", les autres étant de plus en plus petites représentent les enfants, jusqu'à la plus petite représentant généralement un nouveau né. Les poupées russes sont peintes à la mains, ce qui en fait des pièces uniques.

Des variétés de matriochkas sont disponibles à notre Billetterie-Boutique, située au 827 rue Sherbrooke Est à Montréal (métro Sherbrooke).
Devenue une tradition depuis déjà une dizaine d’année, l’équipe des Grands Explorateurs reçoit ses Ambassadeurs en leur offrant le « Rendez-vous annuel Reconnaissance », présentations et remise des prix excellence.

Les Ambassadeurs, auront la chance d’assister au spectacle d’Amérique du Sud au Proche Orient, 3 ans en scooter à la découverte des enfants du globe, en novembre prochain. Cette soirée spéciale leur est réservée afin de souligner leurs efforts de recrutement lors des campagnes d’abonnement.

Cette représentation sera présentée également au grand public à l’Auditorium du Collège Ahuntsic, 9155, rue St-Hubert Ahuntsic le 8 novembre 19h et lors d’une soirée bénéfice le mardi 18 novembre 18 h 30 à la Crypte du Sanctuaire du Saint-Sacrement, située au 500 Mont-Royal est, à deux pas du Métro Mont-Royal.

Nous espérons que vous pourrez être des nôtres pour cette 6e soirée bénéfice et cette première collaboration avec Les Grands Explorateurs, que nous espérons récurrente. Tous les profits iront à La Petite Maison pour continuer son oeuvre auprès des femmes cheffes de familles monoparentales et leurs enfants. Votre appui est essentiel.

Pour information : contactez-nous au 514.521.1002.

Merci à tous !
Une fois par mois, l’InfoExplo, le cyberbulletin des Grands Explorateurs, vous informe des dernières nouvelles concernant notre programmation, nos cinéastes, nos promotions, bref tout ce qui gravite autour de nous. De plus, chaque cyberbulletin est accompagné d’une partie sur les sujets de nos ciné-conférences en cours qui vous en apprendront plus sur les us et coutumes des pays que vous vous apprêtez à visiter par la magie de l’image. Vous pourrez aussi tester vos connaissances du pays en question grâce à notre quiz!

Pour vous retirer de la liste d’envoi, cliquer ici »

L’équipe des Grands Explorateurs