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L’Info-Explo - le cyberbulletin, janvier 2007
 




Chers lecteurs,

Nous sommes heureux de vous retrouver en ce début d'année et nous vous réitérons nos meilleurs vœux.
Pour contrer le manque de luminosité de notre hiver québécois, nous avons pour vous deux films ensoleillés qui apportent exotisme et chaleur. Pour la première fois aux Grands Explorateurs, Mauritanie et Hawaii sont à l'honneur du 5 janvier au 8 mars 2007, dans une salle près de chez vous.

Ces destinations chaudes et contrastantes dévoilent les trésors d'une nature dont la grandeur nous dépasse bien souvent. Dans l'immensité du désert, à travers les océans et les volcans, Claude Pavard (Mauritanie, du désert à la mer) nous offre des ambiances enivrantes et Sandrine Dussart (Hawaii, perle du Pacifique) des couleurs inusitées. Tous deux commentent des images à couper le souffle. Venez prendre un bain de lumière en leur compagnie!

Plusieurs Billets sont encore disponibles.
Contactez-nous pour réserver votre place dès aujourd'hui!

Région de Montréal
Gatineau & Lévis

514.521.1002
1.800.558.1002

Québec
Grand Théâtre

418.643.8131
1.877.643.8131

 

Ste-Foy
Albert-Rousseau

418.659.6710
1.877.659.6710

Sherbrooke
Maurice-O'Bready

819.820.1000

Trois-Rivières
J.-A.-Thompson

819.380.9797
1.866.416.9797

Saviez-vous que...
Mauna Kea (qui signifie montagne blanche) est l'un des principaux sommets des îles d'Hawaii. C'est le plus haut volcan au monde avec une altitude de 10 230 mètres. Un autre record intéressant est celui de l'éruption volcanique la plus bruyante. Ce fut celle du Krakatoa, en Indonésie, le 27 août 1883 alors que l'explosion aurait été entendue jusqu'à l'île Rodrigues, située à 4 811 kilomètres… Il y a aussi la plus longue coulée de lave, observée en Australie, qui mesurait 160 kilomètres!

Le terme Sahara est d'origine arabe et signifie désert. C'est donc un pléonasme que de dire " le désert du Sahara ". Le Sahara s'étend sur 11 pays africains et a une superficie de 9 065 000 km2. Un erg compose 20% de cette surface. Le erg est un désert de dunes. La dune est un relief composé de sable. Il faut donc éviter de dire " dune de sable "...

Les océans recouvrent près des trois-quarts de la planète. L'océan Atlantique a une superficie de 106 400 000 km2 et représente 29,5% de cette étendue marine. L'océan Pacifique en compose 49,7% avec sa superficie de 179 700 000 km2. Hubert Reeves a dit : " À l'échelle cosmique, l'eau est plus rare que l'or. "

Entrevue avec Sandrine Dussart
Réalisée par Valérie Pelletier


Sandrine Dussart m'a reçue dans sa chaleureuse demeure montréalaise. Ce fut une rencontre fort agréable. Je partage avec vous ses propos de ciné-conférencière qui a bien hâte de vous offrir son récit de voyage, Hawaii, perle du Pacifique.

Les Grands Explorateurs : Comment es-tu devenue ciné-conférencière?

Sandrine Dussart : J'ai étudié en cinéma à St-Laurent et ensuite j'ai fait communication à l'UQAM. J'avais donc commencé à travailler sur des tournages de fiction et le jour où j'ai été enfin syndiquée, j'avais accumulé les 180 crédits sur des tournages, j'ai décidé de plutôt faire du documentaire. Au lieu de travailler en équipe de 60 personnes, on travaille souvent avec trois, deux ou même une seule autre personne, on a plus de latitude, plus de place pour la créativité. Pour ce qui est des Grands Explorateurs, j'ai toujours été abonnée, cela a toujours existé pour moi. C'est ma mère qui m'a parlé du film Splendeurs de la Provence, de Louis Panassié, à qui elle a même décidé d'envoyer mon CV à mon insu. Il m'a appelée et on a commencé à travailler ensemble.

LGE : Tu as travaillé beaucoup avec Louis Panassié mais cette fois-ci tu seras seule sur scène et c'est ta première expérience en solo n'est-ce pas?

SD : Oui et d'ailleurs j'ai un trac fou! C'est la grande première.

LGE : Combien étiez-vous durant le tournage?

SD : On était deux, avec Louis. J'ai fait 85% des images. On a tourné en partie en vidéo professionnel mais pour les grands angles on faisait du 16mm. Louis s'occupait davantage des images en 16mm. On a fait la prise de son aussi et le montage que j'adore faire. Le stress du tournage passé, on peut faire le montage tranquillement.

LGE : Combien de temps a duré le tournage?

SD : Presque quatre mois. On a fait assez vite, on n'a pas pris un jour d'arrêt. À Hawaii c'est très dispendieux alors on a travaillé très très fort tous les jours, on tournait très tôt le matin ou juste avant le coucher du soleil, car la lumière est trop forte durant la journée. Je suis revenue aussi blanche que je suis partie, il fallait se couvrir en travaillant.

LGE : Comment vous est venue l'idée de faire ce film? Pourquoi Hawaii?

SD : C'est que maintenant, tout a été fait, la planète est plus petite qu'il y a vingt ans, alors on a choisi de faire un film sur un sujet pas trop utilisé. On connaît bien la Polynésie mais Hawaii, c'est vraiment le bout du monde. On s'est dit que ce serait nouveau, on ne l'a pas vraiment vu, on sait qu'il y a du surf, on a vu les films d'Elvis mais Hawaii c'est tellement plus que ça. Il y a les volcans, la multiplication des îles, un peuple qui a beaucoup souffert, toute une histoire originale.

LGE : C'est un endroit mystérieux n'est-ce pas?

SD : Oui, en effet, c'est mystérieux. C'est une société incroyable. C'est un peuple aux diverses croyances et philosophies sur la mort, la vie, la maladie, la nature.

LGE : En côtoyant toute cette mythologie et ces croyances spirituelles sur l'âme et la nature, est-ce que tu as été convaincue de quelque chose?

SD : Ma spiritualité abondait déjà dans ce sens. Ce qui m'a vraiment fait du bien c'est justement l'harmonie avec la nature. Par exemple, là-bas on se couchait tôt (moi qui suis une indéfectible couche-tard) car il fait noir à 6h et il n'y a rien à faire le soir. Ensuite, on se faisait réveiller à 5h du matin par dix chants d'oiseaux exotiques. On vivait au rythme de la nature là-bas et juste ça, ça te transmet une énergie incroyable. On ressent l'énergie du volcan dans la Grande Ile aussi, qui est d'ailleurs réputée pour ses effets bénéfiques sur les malades. On l'a vraiment sentie. J'ai jamais eu autant d'énergie.

LGE : Qu'est-ce qui t'a le plus marqué durant cette expérience de tournage?

SD : Tourner en hélicoptère. Cela a été le plus gros thrill que de faire de l'hélicoptère sans porte, avoir une caméra, être penchée et s'en aller dans un canyon, ah ça, j'ai adoré. J'ai aussi aimé me baigner et tout à coup, oups, voir un phoque. Parfois on avait l'impression d'être au début de l'Histoire car il était très tôt le matin donc il n'y avait personne d'autre sur la plage. J'ai aimé nager avec les grandes tortues aussi.

LGE : Qu'est-ce que tu as trouvé le plus difficile?

SD : Être dans un endroit où tout le monde est en vacances ou en voyage de noces. Tu vois les gens qui s'amusent et toi tu travailles dur car tu dois porter l'équipement qui est très lourd et là tu te dis que pour ça, une grosse production c'est pratique car tu as des assistants. Il y a eu la pluie aussi, pendant huit jours sans arrêt. C'était déprimant, on ne pouvait rien faire. On a vraiment perdu huit jours de tournage. Le plus difficile, physiquement, ça a été d'aller au volcan.

LGE : Tu parles du volcan Kilauea, le seul endroit au monde où l'on peut voir des coulées de lave de très près c'est bien ça?

SD : Oui, parce que ce n'est pas un volcan de type explosif. C'est un volcan qui déverse des coulées de lave tous les jours depuis 25 ans. Tu peux approcher les coulées jusqu'à ce que tes pieds ne supportent plus la chaleur. C'est tellement chaud! Il ne faut pas être asthmatique pour aller là. C'est chaud! Tu as l'impression de marcher en enfer ou dans un four. Je me suis brûlée les pieds et ma caméra a fondu… les circuits électroniques ont fondu. On n'a pas perdu d'image mais ça nous a coûté 1000,00$ de réparation. J'ai trouvé ça vraiment difficile. Tu dois faire attention à chaque pas que tu fais, pour ne pas tomber. Il faut revenir dans le noir aussi, pour voir les coulisses, que tu ne vois pas en plein jour. Alors là il fait noir et il y a des crevasses, c'est assez dangereux. C'est une expérience spéciale. Les coulées tombent dans la mer. C'est la mer qui arrête les coulées en fait. Donc ce fut spécial mais très dur.

LGE : En terminant, aurais-tu une anecdote à nous raconter?

SD : Bien on s'est fait griller neuf bobines de film aux rayons X en passant les douanes américaines. Ils nous avaient juré qu'en bas de 400 iso il n'y avait pas de problème, nous on avait du 40 mais on est arrivé puis c'était fini… cela a été catastrophique. On a pleuré… On avait tourné des choses que tu fais juste une fois. On avait eu une permission spéciale pour aller dans un village de lépreux, on avait fait 5 heures à dos de mule, on ne pouvait pas le refaire. C'est comme ça. C'est la vie!


Merci Sandrine de ta grande générosité et bonne tournée!


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