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Infolettre 26 octobre 2006

Nouvelles de SOS Parc Orford

Bonjour *** ***,

Voici une mise à jour de l’évolution de la situation dans la lutte pour protéger l’intégrité territoriale du Parc du Mont-Orford.

Nous sommes toujours en attente du lancement par le gouvernement de l’appel de propositions (ou appel d’offres) aux promoteurs qui seraient intéressés par l’achat des terrains retirés du parc national par la loi 23. Les personnes informées dans le milieu sont convaincues qu’aucune entreprise n’est intéressée par ce projet et que si le gouvernement Charest va de l’avant, ce sera au prix de réductions dans les contraintes de développement.

Même si la balle est dans le camp du gouvernement, la Coalition SOS Parc Orford demeure active. Nos analystes en développement immobilier ont fait la démonstration qu’il s’agit d’une vente à rabais prévisible de notre richesse collective. En effet, la population pourrait perdre plus de 13 millions de dollars, EN PLUS de voir son patrimoine naturel vendu… Dans les semaines à venir, SOS Parc Orford scrutera à la loupe tous les chiffres et les documents de l’éventuel projet de vente.

Le comité juridique achève ses recherches et ses analyses. Il passera à l’action en novembre. Nous travaillons un nouveau projet de spectacle bénéfice pour financer la bataille sur le champ légal. Un indice? Le dernier album de Richard Séguin contient la chanson « Nos héritiers » qui exprime sa position sur Orford.

Chaque journée qui passe nous rapproche des élections provinciales. Les partis d’opposition ont commencé à peaufiner leurs plateformes électorales. Le Parti québécois, Le Parti vert et Québec solidaire se sont engagés sur la voie de l’abrogation de la loi 23. La campagne électorale sera l’occasion de rappeler que le premier ministre Charest a trahi son engagement électoral à ce que tout projet sur le Mont-Orford reçoive une « large approbation sociale ».

Parti Québécois (2006) (à venir...)

Aussi, nous avons demandé aux sympathisants de la région de questionner leur maire et leurs conseillers municipaux sur le projet récréotouristique qui a reçu l’appui d’une majorité des maires au conseil de la MRC Memphrémagog. Au centre de ce projet il y a la création d’un parc régional qui maintiendrait, prétendument, le caractère public des espaces qui ne feront pas l’objet d’un développement privé. Ils ont déjà subi la perte du statut de conservation avec l'adoption de la loi 23. Les conseils municipaux à qui on a posé la question sont unanimes : il n’est pas question d’investir de l’argent dans ce projet. Le projet de parc régional a donc toutes les apparences d’une astuce politique pour soulager le gouvernement de la pression de l’opinion publique.

Le conseil de la Ville de Magog, qui représente 52 % de la population de la MRC Memphrémagog, a adopté en août 2006, à l’unanimité, une résolution qui demande le maintien de l’intégrité territoriale du parc et sa prise en charge par la SÉPAQ. Son maire a, malheureusement, préféré voter en faveur du projet récréotouristique de la MRC plutôt que de suivre l’opinion de son conseil et des citoyens.

De son côté, la coopérative de solidarité du Mont-Orford, une organisation distincte de la coalition SOS Parc Orford, a lancé son projet de gestion écologique de la station de ski et du terrain de golf. La mission de la coalition SOS Parc Orford est de travailler à l’abrogation de la loi 23 qui encadre la vente des terrains du Parc. Elle ne peut donc pas appuyer un groupe qui cherche à se porter acquéreur des terrains du parc. Par contre, les citoyens qui veulent joindre un mouvement coopératif dont le but est de minimiser les impacts d’une vente éventuelle, peuvent se rendre sur le site de la coop pour obtenir tous les détails.

La Coalition SOS Parc Orford demeure convaincue que le travail pour l’abrogation de la loi 23 fera son œuvre. Lorsque ce sera fait, on pourra se remettre au travail pour valoriser une région qui aura fait un grand pas pour protéger sa plus grande richesse : son parc national.

Nous apprécions recevoir vos commentaires. Nous les lisons avec beaucoup d'intérêt même si nous n'avons pas les ressources pour entretenir des échanges.

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