Date:
Fri, March 04, 2005 11:45:52 AMFrom:
Jean-Paul Bloomfield
Subject:
::Alain Richard, BCP et la Commission Gomery
COMMUNIQUÉ – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Les chefs d’accusation contre Alain Richard tomberont en masse le 24 mars prochain.
La Commission Gomery le convoque.
Montréal, le 4 mars 2005 – Ce matin à 10h30, au Palais de Justice de Montréal, en la salle 4.06, la Procureure de la Couronne Me Nathalie Thibert a recommandé et obtenu du juge que l’audience pour le REJET MASSIF de 17 des 20 chefs d’accusation contre Alain Richard soit présentée à la Cour le jeudi 24 mars prochain. En attendant, la Cour a ordonné à la police de rendre les effets personnels de Monsieur Richard saisis lors des perquisitions le 30 juin dernier, deux jours après les dernières élections fédérales.
Après plus de huit mois d’obstruction politique, la Couronne ne retient donc pas la théorie de menaces et de harcèlement à l’endroit du fondateur de BCP, Jacques Bouchard, de Me Michel Massicotte, ami intime de ce dernier et d’Yves Gougoux, président actuel du conseil d’administration de Publicis et BCP.
La liste des anomalies policières et judiciaires au dossier ne cesse de s’allonger. Parmi les plus bizarres, il faut noter que Monsieur Richard a été incarcéré le 19 novembre dernier alors qu’aucune enquête n’avait été effectuée par la police. La Sergente-détective au dossier, Madame Luce Viens, ayant plutôt préféré s’en remettre à son « instinct de détective » et sur la bonne foi et la réputation des présumées victimes dont l’ex-chef de cabinet de Robert Bourassa et président de BCP, John Parisella. La police a réalisé son « erreur » en procédant aux vérifications deux mois plus tard, soit le 18 janvier dernier suite à des pressions de l’au-delà. Il y a donc eu arrestation et détention illégales.
Un des faits marquants aura certes été « le poids d’avocat » que Me Michel Massicotte aura transféré en pression sur la Couronne en travaillant dans l’intérêt de ses amis et clients, tout en étant lui-même une soi-disant présumée victime.
Me Michel Massicotte, du cabinet d’avocats, Desrosiers, Turcotte, Massicotte, Vauclair a eu plusieurs moments de distraction en se présentant régulièrement au bureau du Procureur de la Couronne pour mettre de la pression sur le dossier. Ce qui est absolument incompatible avec le Code de déontologie du Barreau.
Le comportement douteux de Me Michel Massicotte est présentement sous enquête par le Syndic-adjoint du Barreau du Québec, Me Pierre Bernard, qui enquête aussi sur le rôle de Me Gérald R. Tremblay, c.r. dans le dossier 2004-00136305-BE de l’ordre professionnel des avocats. Il est important de noter que Me Nathalie Thibert est la troisième Procureure de la Couronne sur ce dossier qui ne devait que s’avérer une simple formalité mais qui est rapidement devenu un dossier politique chaud.
27 policiers et l’escouade canine pour 2 courriels
Contre Alain Richard, il ne restera donc plus qu’un chef de menace, ridicule mais politique dans le contexte de la Commission Gomery, contre Yves Gougoux, via deux courriels, et les bris supposés pour avoir écrit deux lettres, sanctionnées par Caroline Doucet de la Commission d’Accès à l’Information, pour récupérer son dossier d’employé de BCP.
Les audiences sont prévues les 26 et 27 mai prochains au Palais de Justice de Montréal. Le procès devrait s’allonger pour permettre l’audition de tous les témoins dans cette affaire qui ne fait que discréditer tout le processus judiciaire.
Les révélations à la Commission Gomery sur les salaires exorbitants versés aux cadres dans les agences de publicité près du Parti libéral viennent de mettre les enquêteurs sur de nouvelles pistes quant aux motifs réels des présumées victimes dans leurs fausses allégations contre Alain Richard.
Déontologie policière
De plus, le Commissaire à la Déontologie Policière du Québec, dans une lettre datée du 18 février 2005 et signée par Me Réjean Gauthier, reconnaît que de fausses déclarations ont été faites à la police dans ce dossier par les présumées victimes. La police admet également que la Sergente-détective, Luce Viens, aurait dû vérifier ces déclarations avant de procéder aux arrestations, perquisitions et incarcérations.
De toute évidence, le but visé mais non-avoué de ceux qui ont fait de fausses déclarations était de miner la crédibilité d’Alain Richard afin de l’empêcher de témoigner devant les Comptes Publics et la Commission Gomery.
La Commission d’Accès à l’information
Par ailleurs, c’est mardi le 15 mars qu’Yves Gougoux et John Parisella se retrouveront devant le Commissaire, Me Michel Laporte, de la Commission de l’Accès à l’Information pour expliquer leur refus de remettre une page du dossier médical d’employé d’Alain Richard alors qu’il était à l’emploi de BCP en pleine période référendaire.
On se souviendra que cette page et le dossier médical falsifié d’Alain Richard se sont curieusement retrouvés sur la colline parlementaire lors de son témoignage devant le Comité des Comptes publics le 7 avril dernier.
Les prochaines étapes
Ces fausses déclarations constituent un méfait public sévèrement punissable. On se rappellera le cas de la présumée victime d’Éric Lapointe qui s’est méritée quatre mois de prison pour un tel geste.
L’équipe de poursuites d’Alain Richard étudie présentement tous les recours possibles qui seront portés contre Jacques Bouchard, Michel Massicotte ainsi que les complices Nathalie Fagnan (ex-conjointe et vice-présidente finances de Publicis-BCP, présentement sous enquête par le Syndic de l’Ordre des Comptables Agréés), Agnès Jarnuszkiewicz Gougoux, Marie-Hélène David, John Parisella, Jean-Louis Dufresne et Me Gérald Tremblay, c.r., du cabinet d’avocats McCarthy, Tétrault.
Évidemment, la liste pourrait s’allonger puisque l’équipe étudie également les recours en diffamation contre huit animateurs-journalistes qui n’ont pas vérifié leurs sources et surtout qui n’ont pas respecté les politiques de la Cour au sujet de la communication de délits sommaires et non criminels.
La Commission Gomery convoque Alain Richard
Dans ce contexte, par l’entremise de son procureur, Me Guy Cournoyer, la Commission Gomery désire entendre la requête d’Alain Richard à titre de participant général à la Commission d’enquête sur le programme de commandites et les activités publicitaires pour la phase 1B. Le passage de Monsieur Richard est déjà confirmé, il ne reste plus qu’à trouver le moment opportun.
Faut savoir que Monsieur Richard a collaboré avec les enquêteurs de la Commission, Jean-Louis Gagnon et Jean-Pierre Witty, tout au long du processus, eux qui sont mandatés par le cabinet de jury-comptabilité Kroll. Alain Richard a de plus notamment rédigé un document, à la demande de Me Bernard Roy, le Procureur en chef de la Commission (via Jean-Louis Gagnon), pour préparer l’interrogatoire d’André Ouellet, ex-président de la Société canadienne des Postes.
Monsieur Richard est aussi le mandataire d’une demande éventuelle de recours collectif contre le gouvernement dans cette affaire qui compte présentement 20 000 « signataires-payeurs d’impôt» dégoûtés par la façon que les deniers publics ont été utilisés dans le Scandale des commandites et des activités publicitaires.
On se souviendra qu’Alain Richard en plus d’avoir été président du Publicité-Club de Montréal, était cadre chez BCP et Groupaction, deux agences visées par la rapport de la Vérificatrice générale.
Plus que jamais, la famille Richard est solidaire dans l’épreuve qu’elle traverse.
Pour entendre le retrait des charges : http://www.6cordes.ca/thibert/ (À venir sous peu)
Pour lire le retrait des charges : http://www.6cordes.ca/thibert/ (À venir sous peu)
Pour lire la transcription de la Commission Gomery : http://gomery.irri.net/Mar%2002,%2005/gomery76mar0205.pdf
Pour lire l’avis de convocation de la Commission Gomery : http://www.6cordes.ca/cournoyer/
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Source :
Robert Richard : 450-466-8634
Famille_Richard@6cordes.ca
Références :
Me Alexandre Bergevin : 514-295-6862
Me Réjean Gauthier, Commissaire à la déontologie policière : 1-877-237-7897
Me Pierre Bernard, Syndic-adjoint du Barreau du Québec : 514-954-3475
Claude Maurer, CA, Syndic-adjoint de l’Ordre des Comptables Agrées du Québec : 514-288-3256
Claude Dupuis, sous-ministre associé, Ministère de la Justice du Québec, Direction générale des poursuites publiques : 418-643-4085
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